En langue maori, la Nouvelle-Zélande porte le nom d’Aotearoa : « le pays du long nuage blanc ». La première vision que l’on a lorsque l’on arrive en avion confirme ce joli nom. La première impression est celle de découvrir une terre sauvage, dominée par la couleur verte de sa nature. Un vert inédit. Lumineux et profond. Une couleur indiquant un climat où l’arrivée de la pluie n’a rien d’exceptionnel… de gros nuages blancs sont aussi présents. Depuis le hublot, une plage se dessine tout le long de la côte, elle semble s’étendre à l’infini. Vu du ciel, cette terre apparait très sauvage et mystérieuse. L’excitation est à son comble quand le commandant de bord annonce l’atterrissage qui s’amorce à Auckland.

L’Île Nord de la Nouvelle-Zélande : Comment circuler ? Quelle gastronomie ? Quel temps fait-il ?

La Nouvelle-Zélande est composée de deux îles : l’Île du Nord et l’Île du Sud. Nous avons décidé de visiter le territoire du nord pour sa diversité – suite aux précieuses recommandations d’une amie globetrotteuse.

Dans cet article, je partage avec vous mes premières impressions, et quelques informations pratiques. Un second article portera sur les sites que nous avons visités. Je précise que cette fois nous étions trois dans cette escapade : Agathe, maman et moi. Un voyage en famille et en itinérance  puisque nous avons voyagé en van.

Notre séjour a duré une semaine. Je pense que deux semaines par île serait l’idéal. Les temps de trajet, la qualité des routes, l’instabilité de la météo sont des facteurs à prendre en compte et qui peuvent jouer sur votre parcours. Nous avions par exemple prévu de faire la belle randonnée du Tongariro mais son accès est resté interdit plusieurs jours à cause d’une grosse tempête (on nous a même dit « un homme est mort la semaine dernière sur ce circuit » – la dangerosité prévaut sur la frustration dans ce genre de situation).

Circuler en van en Nouvelle-Zélande

Un roadtrip en Nouvelle-Zélande est un plaisir visuel permanent. Le paysage change très rapidement. Qu’il s’agisse de l’Île du Nord ou de l’Île du Sud mieux vaut prévoir un van adapté au relief… Je n’avais pas réalisé à quel point le pays est marqué par le volcanisme. Parfois le territoire consiste en une profusion de mini collines qui s’enchaînent elles même sur une petite montagne. Nous n’avions jamais rien vu de tel.

Pour voyager nous avons loué un van de la compagnie Juicy depuis l’aéroport d’Auckland. Vous retrouverez toutes les informations pratiques en fin d’article. Ce van était bien aménagé, récent mais peinait dans les côtes. Equipé de deux lits double, il pouvait accueillir jusqu’à quatre personnes et était « self contained ». L’avantage de ce type de van est qu’il est censé être autonome (= avec eau et électricité inclus). Lors de la remise des clés, à la location, la compagnie nous a demandé de regarder une vidéo expliquant les différentes fonctionnalités du van. La vidéo était à la fois pas très claire, longue, et diffusée sous un ton humoristique assez raté… quand elle s’est arrêtée c’était à la fois un soulagement – car réellement pénible à regarder – et inquiétant car pas mal de choses nous avaient échappées… Finalement nous nous sommes familiarisées avec le van petit à petit ; surtout Agathe qui a conduit durant tout le séjour et qui a adoré cela. L’astuce est de garder en tête qu’il faut, comme en Australie ou en Grande-Bretagne, « serrer à gauche ».

Pour nous orienter, la société nous avait recommandé de télécharger l’appli Maps.me accessible même hors ligne. Nous nous sommes aperçues que cet outil sous-estime systématiquement les temps de trajet. C’était à chaque fois comme quand un Corse vous dit : « qu’il faut trente minutes pour aller à telle ville », mais qu’en réalité vous mettez deux heures… Eux en revanche mettent bien 30 minutes. Tout dépend si vous savez faire du rallye.

La plupart des routes que nous avons empruntées en Nouvelle-Zélande étaient très sinueuses. Parfois vertigineuses. Agathe a remarqué qu’elles ont même pour particularité de ne pas être « plates » mais souvent penchées vers le fossé. Mieux vaut avoir l’estomac bien accroché. La majorité des routes que nous avons utilisées s’apparentent à nos départementales. Nous avons testé une fois un « raccourci » sur une « gravel road ». Une route non goudronnée, pleine de gravier, au cœur d’une forêt de fougères arborescentes géantes… nous y avons croisé des cochons qui se baladaient en liberté à proximité d’une ferme abandonnée qui pourrait servir de décor dans un film d’horreur. Dépaysement garanti. Bref, je vous conseille d’éviter les routes secondaires.

L’inverse de « voyager léger »

Pour l’anecdote, nous nous sommes confrontées dès la première nuit aux règlementations néo-zélandaises en matière de stationnement de van. Cela faisait suite à un bon dîner dans un restaurant de la péninsule du Corromandel. Nous venions d’effectuer le premier réaménagement (laborieux) de notre van en chambre. Cette étape ressemblait d’ailleurs à ce moment-là à ce qu’on pourrait qualifier de « plan galère ». C’était la première fois que nous voyagions en van et si Maman a fait la prouesse de venir de France avec seulement une valise cabine pour deux semaines de voyage, avec Agathe nous avons vite encombré l’espace avec nos grosses valises.

Une fois la transformation du van accompli nous sommes parties à la recherche d’un lieu où dormir. La nuit est tombée rapidement et il faisait nuit noire. Nous avons croisé plusieurs endroits où il était indiqué que le stationnement des vans était interdit. Nous finissons par tomber sur un parking avec indiqué « 24h Parking, Pay here ». Il est alors 21H et nous payons pour pouvoir rester jusqu’à 9h du matin le lendemain.

A 6h du matin, un ranger débarque avec son gyrophare et s’approche de notre van – maman est déjà debout et nous réveille pour aller lui parler. Le monsieur nous informe que nous n’avions pas le droit de stationner là, que nous avons commis une infraction et qu’on va devoir payer 200 dollars… Il semble désolé pour nous et nous conseille de faire une réclamation. Nous avons insisté sur le fait que c’était notre première nuit, que nous serions plus vigilantes… mais il nous a alors précisé que quelqu’un l’avait appelé pour signaler notre présence. Attention donc à la délation ! Sur le coup, nous étions désabusées par cette nouvelle. Finalement, j’ai fait une réclamation et le service en question a été très compréhensif et a annulé l’amende. Cette anecdote aura au moins eu le mérite de nous rendre très vigilantes sur nos lieux de camping. Il existe en plus de nombreux sites accessibles gratuitement pour les vans de type « self contained ». En se renseignant bien, avec les données accessibles en ligne, il est possible de s’endormir avec une vue directe sur la mer et l’esprit tranquille.

Nous avons peu à peu appris à apprécier le concept du van. Nous étions toutes les trois novices et la liberté que procure ce moyen de déplacement est indéniable. Il permet une souplesse dans le parcours, une autonomie complète et renforce la convivialité – promiscuité oblige. Au départ, il nous aura demandé un peu d’organisation et d’adaptation mais nous avons fini par réellement en apprécier ses atouts et souhaitons à présent renouveler l’expérience.

Que mange-t-on en Nouvelle-Zélande ?

Et là vous vous dîtes « enfin une question pertinente !  » Et bien la réponse est que la nourriture y est très éclectique. Comme la plupart des pays marqués par l’immigration européenne et plus récemment asiatique, on retrouve dans les villes néo-zélandaises une gastronomie très diversifiée. Cela est tout particulièrement flagrant sur les marchés où la diversité s’exprime d’un stand à un autre de façon surprenante.

En terme de spécialité, nous avons évidemment goûté aux kiwis ! Le cadre doit très certainement jouer – mais ils y sont très bons.
On y mange aussi des fruits de mer extra frais. J’ai goûte à de délicieuses moules, dodues et très savoureuses à Auckland. Nous avons également testé un traditionnel fish and chips sur la péninsule du Corromandel au Shortland Warf. Un lieu sans prétention situé à Thames mais qui mérite une halte. La qualité du poisson était au rendez-vous ; le site vous propose de choisir le poisson tout juste pêché que vous souhaitez frire. La dégustation se fait ensuite face à la baie. Nous y étions à marée basse et le paysage semblait irréel.
La spécialité maori est le hangi (et non pas le haggis, la panse de brebis farcie – une délicieuse spécialité écossaise). Il s’agit d’un mode de cuisson surtout utilisé dans la région de Rotorua. Un peu comme le bougnat en Nouvelle-Calédonie, il se cuit dans la terre. Il faut donc creuser un trou dans le sol, déposer des braises et la cuisson dure ensuite environ 4 heures.

La Nouvelle-Zélande propose aussi un large panel de bières locales, de vins réputés et de très bons cafés, les baristas semblent d’ailleurs les rois du Latte Art (l’art de réaliser des formes avec la mousse du lait).

Comme nous avons voyagé en van, nous avons à plusieurs reprises fait nous-même nos repas. Il est facile de se procurer de bons produits sur les marchés comme en grande surface. Contrairement à ce que l’on croyait, les prix ne sont pas forcément plus chers qu’à Paris.

Quel temps fait-il en Nouvelle-Zélande ?

La météo est très variable. Difficile de prévoir à l’avance le temps qu’il fera. Mais une chose est sûre : le K-Way (épais) est un outil de base. Des chaussures de randonnée (imperméables) aussi. Nous avons rarement été gênées par le soleil… mais à part une randonnée que nous avons dû annuler, nous avons pu faire tout ce que nous souhaitions. L’instabilité du temps ajoute au charme du pays. Nous avons vu des ciels très tourmentés et menaçants ; finalement il s’agissait souvent de grosses averses. Régulièrement, il se forme aussi une légère brume, surtout sur les plages, au-dessus de la mer, qui vient parfaire le paysage et le rendre encore plus mystérieux.

Ce que j’ai tout particulièrement apprécié dans ce beau pays est l’omniprésence du dépaysement. Tout nous rappelle que nous sommes loin. Très loin. Même les arbres nous sont inconnus. Ce sentiment est à la fois ressourçant, la beauté est saisissante et a le pouvoir d’ouvrir nos perspectives

Cathedral Cove

Informations pratiques :

VAN

Compagnie : Juicy
Site internet : https://www.jucy.co.nz/
Coût : 850 euros avec l’option « assurance maximale » pour une semaine. Notre modèle était pour 4 personnes.

Le coût de la location est assez cher mais c’est le moyen idéal pour circuler dans ce pays. Il offre une vraie liberté et nous comptons renouveler l’expérience le jour où nous y retournerons.
Une navette gratuite rejoignant l’agence est organisée depuis et vers l’aéroport d’Auckland. Le comptoir de location n’étant pas (ou difficilement) accessible à pieds, sachez que cette option existe.
Conseil : Téléchargez le guide des campings. Attention à votre type de van!

Sachez également que si vous êtes très flexible au niveau de votre planning que l’agence propose des prix très attractifs aux voyageurs pouvant récupérer un van à un point A pour le ramener à un point B en un temps donné. Ils appellent cela la « relocation » et cela réduira fortement votre budget transport. Toutes les infos sont disponibles sur :
https://www.jucy.co.nz/jucy-deals/jucy-relocations/

HEBERGEMENTS

Nom : Naumi Auckland Airport
Adresse :153 Kirkbride Road, Mangere Auckland 2022, NZ
Site internet : https://naumihotels.com/aucklandairport/
Coût : 120 euros la nuit avec petit déjeuner (divin) inclus
Conseil : Réservez directement auprès de l’hôtel (c’est une logique que je recommande à chaque fois, notamment pour éviter les frais que payent les hôteliers aux plateforme type Booking) cela vous permettra en plus de bénéficier d’une navette gratuite depuis l’aéroport – en la réservant à l’avance.

Quand je travaillais dans le bush et que nous organisions notre roadtrip la perspective de la nuit dans cet hôtel me faisait littéralement rêver. Et je n’ai pas été déçue. Nous avons choisi cet hôtel pour ses nombreuses qualités et pour son emplacement : dans la zone aéroportuaire. Le lendemain matin nous devions retrouver notre maman après ses 24 heures de vol !
Cet hôtel est de type lifestyle. Il offre des chambres spacieuses, modernes et avec terrasse. Nous avions chacune un lit queen size… tous les articles de notre mini bar étaient gratuits. Dans le hall de l’hôtel – à la décoration très étudié – nous pouvions savourer à volonté du pop-corn (proposé dans une jolie guérite à l’ancienne). Nous avons finalement choisi de commander en room service notre dîner (pour ma part burger/frites/bière) que nous avons dégusté face à une série Netflix – le bonheur. Il y avait également une piscine extérieure, une salle de sport, des couloirs à la shining, et un petit déjeuner buffet très complet et de grande qualité. Je recommande.

Nom : Star Park Serviced Apartments
Adresse : 32 Swanson Street, 1010 Auckland, NZ
Site internet : http://www.starloyal.co.nz/

Cet appartement tout neuf avait une vue incroyable sur Auckland. Situé en plein cœur du CBD, très proche de la Sky Tower et du port il offre un confort maximal. Notre appartement comprenait deux chambres (chacune avec leur propre salle de bain et leur vue plongeante sur la ville), un salon, une cuisine ouverte, un balcon et une buanderie avec machines à laver et à sécher. C’était une façon de commencer notre séjour en beauté… avant de louer le van. Il s’agissait d’un appartement avec services hôteliers. Une piscine et une salle de sport étaient aussi à disposition.

RESTAURANTS

Nom : Thames Wholesale Fisheries
Adresse : Shortland Warf Queen Street, Thames 3500 NZ
Site internet : http://thamesfisheries.co.nz/
Pour un vrai fish & chips avec du poisson ultra frais. La baie du Corromandel est à deux pas.

Nom : Peeking Panda
Adresse : 1151 South Road, 4310 Oakura NZ
Site internet : https://www.facebook.com/pg/peekingpanda.oakura/posts/
Un petit restaurant chaleureux proposant une nourriture de type thaï excellente. Le concept est de commander plusieurs plats et de les partager. Les saveurs et la beauté de la présentation des plats (avec des fleurs comestibles) nous ont séduites.

Somewhere in New Zealand

N’hésitez pas à laisser un commentaire, ça se passe un peu plus bas 🙂

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