Nous avions initialement prévu de passer quatre jours à Sydney. Nous y sommes restées 22 jours… j’ai donc de nombreux bons plans à partager !

Premières impressions à l’atterrissage ; nous sommes le 10 mai avec une vingtaine d’heures de vol dans les pattes et nous nous étonnons de la couleur du ciel. Il est flamboyant. Il est presque 17H30 et c’est pour nous des couleurs de coucher de soleil incroyables. Nous comprenons vue la baisse plutôt rapide de la luminosité qu’il s’agit en fait bel et bien d’un coucher de soleil. Cela n’enlève rien à sa beauté mais nous constatons – avec surprise – qu’ici c’est bien l’hiver et que le soleil se couche tôt…

Nous avons également été rapidement plongées dans l’environnement amical et accueillant des australiens. A peine sorties de l’enceinte de l’aéroport nous avons sympathisé avec une australienne qui – pour résumer – nous a proposé de venir diner avec elle et ses amis le soir même au restaurant dans le quartier de Kings Cross. Rendez-vous pris pour 18h30 – oui, le diner est plus à l’heure anglaise. Pour couronner le tout, cette très gentille australienne nous a offert ce premier diner et donné des contacts pour travailler. What else ?? Ce moment fut tout simplement une première soirée improbable et magique.

Autre aspect étonnant dès nos premières explorations : une faune et une flore surprenantes.

De nombreuses espèces sont endémiques et nous rappellent Jurassic Parkdes arbres centenaires magnifiques où l’on pourrait faire autour une ronde de 15 personnes… des oiseaux qui ont un aspect préhistorique avec de longs becs crochus, d’autres avec une petite crête sur la tête… ou encore des oiseaux ressemblant à des perruches blanches. Ceci étant notre première étape en Australie et dans une zone urbanisée ça fait peur pour la suite… Ma sœur a d’ailleurs porté avec elle dans son sac pendant les 7 premiers jours son aspi-venin « au cas où »…

Rushcutters Bay Park, Sydney

Niveau météo nous avions vu que Sydney était une ville ensoleillée 300 jours par an. Nous avons eu la chance d’observer lors de nos premiers jours ce qu’il en était les 65 jours restants ! … Apparemment le froid était arrivé d’un seul coup. C’était vraiment un temps entre l’automne et l’hiver. Un mélange de vent et de froid. Si vous comptez partir au mois de mai, une polaire et un coupe-vent sont nécessaires. Heureusement, le beau temps est rapidement revenu et s’est longuement installé. Nous ironisons à présent sur « l’hiver à Sydney » qui équivaut à un été en France. (On s’est même mis en maillot à Manly Beach !)

Pour ce qui est de la nourriture : très belle surprise. Diverses chaines de supermarchés offrent des produits de qualité, majoritairement produits en Australie ; il est donc possible de consommer toutes sortes de fruits, légumes, viandes et poissons… made in Australia. Des produits souvent sains où sont précisés toutes sortes de « sans » plus ou moins classiques (sans additif, sans sucre ajouté, sans sel ou encore sans hormones pour la viande). Au-delà des produits frais, Sydney compte une grande diversité de restaurants proposant une cuisine du monde à l’image de sa population cosmopolite.

Chinatown, Sydney

Pour ceux et celles qui comme moi ont besoin d’avoir au moins la possibilité d’acheter des douceurs c’est ici possible ! Les pâtisseries françaises seront un peu plus chères mais elles ont au moins le mérite d’exister. Par contre pour les amateurs de fromage il faudra casser votre tirelire… et nous avons testé le « camembert » australien ; un brie ultra léger s’apparentant à un « Caprice des dieux ».

Dernier fait marquant et paradoxal, l’impression qu’une multitude de nationalités se côtoient de façon harmonieuse tout en laissant de côté la population aborigène. Quasi invisible à Sydney, elle dénote par son absence. Les quelques personnes issues de populations aborigènes que nous avons croisées semblaient exclues et/ou SDF. Cela donne une impression de voyager dans un pays où tout le monde est convié et incroyablement bien accueilli mais où les premiers concernés sont désemparés. Une sensation de déni généralisé. Des musées intéressants et présentés de façon ludiques permettent de comprendre les origines de la ville et d’en apprendre davantage sur la population aborigène dont on (= français) ne connait pas grand-chose.

Harbour Bridge, Sydney

Au premier abord Sydney m’a ainsi donné l’impression de circuler dans une ville américaine ; dépaysante juste « comme il faut ». Elle ne nous fait pas trop sortir de notre zone de confort ; ses rues souvent droites, sa modernité, ses grattes ciel, sa propreté, ses marques standardisées… même l’accent y est compréhensible. On en oublierait presque qu’on est à l’autre bout du monde.

Arriver en Australie par Sydney permet un changement de décors progressif mais invite à en apprendre davantage sur le pays et ses natifs.

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