Je vous propose dans cet article un retour sur les temps forts de notre voyage de dix jours en Norvège. Nous avons choisi d’y aller en automne. Cette saison permet de croiser moins de monde, de bénéficier de tarifs plus attractifs, et de profiter de paysages aux belles couleurs automnales. Les journées sont souvent fraîches et humides – mais nous le savions avant d’y aller.

Ce séjour a dépassé nos attentes. Les paysages sont grandioses ! Les heures passées sur les routes norvégiennes participent à l’expérience. Nous avons choisi de rouler en véhicule électrique, pour diverses raisons que je vous présenterai dans un prochain article, tout comme l’aspect logistique de la destination : comment organiser l’itinéraire, le budget… mais ce premier article est tourné vers les étapes clés de notre séjour et mon ressenti.
D’Oslo à Bergen (en train), en passant par les fjords : retour sur un merveilleux séjour, au pays de la Reine des neiges.
Rejoindre la Norvège, destination : Oslo !
Un vol court depuis Paris
Notre séjour débute et se termine à Oslo. Nous choisissons la compagnie aérienne Transavia, avec un départ depuis Orly, le vol dure environ deux heures.
À l’approche de la Norvège, je commence à guetter attentivement depuis le hublot le premier aperçu. L’épaisseur de nuages est telle qu’elle donne l’impression d’être ballotée dans un océan de coton. Pendant une seconde, j’aperçois le sol. La vue est celle de gigantesques montagnes, dans la pénombre. L’ensemble est de couleur gris foncé et hyper austère. Cette vision me donne des frissons. Message du pilote : « PNC préparez vous pour l’atterrissage. »
L’annonce d’un atterrissage proche, avec zéro visibilité sur l’extérieur est assez inquiétante. Nous descendons, mais à l’aveugle côté passagers. Prendre l’avion permet à chaque fois de prendre conscience que, selon les circonstances, il faut savoir faire confiance ; on ne contrôle rien…
C’est finalement à quelques mètres d’une énorme forêt de sapins – et très proche du sol que l’on voit enfin la terre ! J’ai l’impression qu’on rase les sapins – nous ne voyons évidemment pas le début d’un bout de piste à l’horizon…
Une arrivée d’une fluidité rare
À l’arrivée, la fluidité des étapes est remarquable : L’avion se pose (pas la version A380 de l’atterrissage extra soft, là c’est la version brutale). Freine de tout son poids. Fait un virage et se gare. Une passerelle fixe est déjà là. La porte avant de l’avion s’ouvre en moins de cinq minutes. D’ailleurs, je comprends mieux pourquoi à chaque trajet en avion des gens s’éjectent de leur fauteuil dès que le symbole lumineux s’éteint : dans certains pays, sortir d’un avion peut aller très vite !
Nous avons deux bagages en soute qui sortent également en deux minutes ; parmi les toutes premières valises. Le passage en douane est aussi fluide qu’en France (c’est à dire inexistant).
Le Flytoget – train express ralliant l’aéroport d’Oslo au centre-ville
Idem ensuite pour rejoindre le centre-ville d’Oslo depuis l’aéroport. Nous empruntons le train Flytoget. Le service coûte plutôt cher mais est efficace (22 euros un aller simple) pour vingt minutes de trajet. Le train est bien pensé pour ranger les bagages (qu’il faut d’ailleurs impérativement mettre dans les emplacements dédiés). Les passagers sont silencieux et c’est propre.
Bref, une bonne approche pour ces premiers instants, d’une fluidité rare.
Premier aperçu de la pluie norvégienne
Les choses se sont légèrement compliquées en sortant du train, à l’arrivée à Oslo. La météo indiquait que ce séjour serait certainement pluvieux mais on est jamais vraiment sûr… notre hébergement est à environ dix/quinze minutes à pied de la gare centrale – Oslo S. La pluie est intense et s’abat sur nous de toute sa puissance. À ce moment là, j’ai des doutes concernant la suite du séjour : et si pour une fois Météo France ne s’était pas trompé ?!
Nous arrivons – trempés – dans notre premier hébergement ; une chambre chez un norvégien très accueillant. L’emplacement choisi est stratégique car nous repartons dès le lendemain. Réveil à 5h15, pour notre train en direction de Bergen, départ à 6h25 depuis la gare centrale.
Oslo – Bergen en train !
Avant notre voyage, nous avons regardé l’émission « Des trains pas comme les autres » en Norvège. Le présentateur, Philippe Gougler, avait justement effectué ce trajet et cette expérience semblait magique. C’est à présent à notre tour de prendre place à bord !

Les sièges sont larges, tout comme les baies vitrées et nous avons de grands espaces pour les jambes. Un groupe d’américains retraités se trouve devant nous dans le wagon. Face à ce constat, je redoute instantanément le volume sonore que cela peut induire… Finalement nous bénéficions des indications de leur guide qui ponctue le trajet de remarques et d’observations qui nous sont aussi utiles.


« Vous pouvez dormir les deux premières heures mais ensuite le paysage devient spectaculaire »
Une traversée de la Norvège d’Est en Ouest
L’heure de départ du train est très matinale – 6h25. Et il part à l’heure pile. Durée du trajet : sept heures – nous traversons la Norvège d’Est en Ouest.
Peu de temps après le départ du train, la guide indique à son groupe : « Vous pouvez dormir pendant les deux premières heures, mais ensuite le paysage devient spectaculaire, et là ce n’est plus du tout le moment de dormir ! On me demande souvent le code wifi : y’a pas de wifi ! Pas de chose à scroller, ici c’est le paysage qui défile ». #lebonheur.
Je n’ai pas réussi à dormir les fameuses deux premières heures. À vrai dire, je crois que je n’avais pas envie de perdre une seule miette de cette traversée norvégienne.
La périphérie d’Oslo n’est certes pas spectaculaire côté paysages, mais j’aime la quantité de belles maisons très cosy qui se succèdent. Chacun semble accorder beaucoup d’importance au côté cocooning de son intérieur.
Le climat est particulier dans cette région du monde, avec parfois des semaines sans lumière (du 20 novembre au 22 janvier dans le Cap Nord de la Norvège). En norvégien cela a un nom, le « mørketid ». Personnellement j’appelle ça : « la déprime ». (C’est aussi un pays ou inversement en été, pour la partie au dessus du cercle polaire, le soleil reste à l’horizon, il s’agit du soleil de minuit…).
En hiver, il faut donc savoir compenser l’univers austère du dehors. Résultat : la grande majorité des maisons semble très chaleureuses. Des lumières sont placées à chaque fenêtre. On dirait des maisons de poupées. Tout est bien entretenu. C’est propre. Les jardins à l’herbe ultra verte sont tondus à ras. Visuellement cela donne parfois l’impression d’être dans l’univers de Walt Disney…
Deux heures après le départ : verdict
Je continue à me nourrir de tout ce paysage qui défile. Au bout de deux heures et demi environ, je dis à Benoit : « C’est moi qui suis blasée ou le paysage n’est pas « spectaculaire ?! » c’est joli mais pas « exceptionnel » ?! ». Il est d’accord.
Finalement, peu de temps après – peut être trois heures après le départ – nous ne pouvons que confirmer.

La guide indique que le trajet est ponctué de 182 tunnels ! Cela se traduit visuellement par un « whaouh ! – tunnel. – whaouh ! – tunnel ». Ils sont plus ou moins longs. Plus on avance vers Bergen, plus le relief augmente, et j’ai l’impression qu’il y a aussi de plus en plus de tunnels.

« Pas de chose à scroller, ici c’est le paysage qui défile »

Le wagon bar du train Oslo – Bergen
C’est bien connu : « l’herbe est toujours plus verte ailleurs ». Avec Benoit, nous sommes assis dans le sens de la marche du train, côté droit. J’ai évidemment l’impression qu’il se passe plus de choses côté gauche… après vérification sur Google Maps il s’avère que la ligne de chemin de fer longe bien la plupart des étendues d’eau par la droite, et qu’il vaut donc mieux se placer côté gauche pour bénéficier d’une vue directe sur les lacs bordés de montagnes.






Après une petite expédition à travers le train (qui s’avère complet) – je note d’ailleurs au passage que chaque wagon dégage sa propre atmosphère en fonction de ses occupants – et qu’il existe un wagon bar très agréable. Le serveur est en plus hyper aimable, accueillant et souriant.
Dans cet espace, des sièges sont fixés face aux fenêtres et toutes les places sont libres ! C’est l’heure du déjeuner, nous en profitons donc pour savourer notre pique-nique, accompagné d’une bonne bière brassée exclusivement pour cette compagnie ferroviaire (Vy) et conseillée par le charmant vendeur.




Honnêtement, c’est le bonheur. Observer le magnifique paysage qui défile tout en déjeunant, tranquillement bercés par le mouvement du train… c’est une expérience assez exceptionnelle. La vue est un mélange de glaciers, de lacs, de maisons isolées, de moutons… tout semble si paisible. J’ai l’impression d’être au bout du monde.

Dans ce type de trajet, le voyage compte tout autant que la destination.

Bergen ?
Notre train arrive en milieu de journée à Bergen.

C’est la seconde ville du pays ; et une très belle surprise. Son logo touristique est : « Bergen ? ». Le point d’interrogation a été choisi pour interroger chacun sur ce qu’évoque cette ville pour nous. Pour la découvrir, nous l’arpentons à pied, et marchons 21 kilomètres en une journée… Nous sommes pourtant loin d’avoir tout vu !


Des a priori vs la réalité
En préparant ce séjour, j’avais principalement intégré deux éléments concernant cette ville : l’idée qu’il existe comme un microclimat à Bergen – il pleut quasiment toute l’année. Et qu’il faut absolument visiter le quartier classé UNESCO de Bryggen tôt le matin pour éviter la foule de touristes… ce n’était donc pas très vendeur.
Finalement, la météo est globalement très correcte et nous visitons à deux reprises le quartier historique quasiment seuls (de jour comme de nuit) !
J’aime tout particulièrement la diversité des facettes de Bergen et ses espaces verts. Certains quartiers sont composés de jolies maisons aux couleurs pastel, avec des rues pavées. C’est encore une fois très bien arrangé et propre. Le côté maison de poupées est très présent.



Le marché aux poissons de Bergen, un marché datant du XIIème siècle
Petite déception cependant pour la partie extérieure du marché aux poissons souvent présenté comme un incontournable, et qui n’a rien d’exceptionnel. Le Routard prévient que c’est à nous de faire attention à ce que l’on achète car il peut aussi bien s’agir de produits frais que de surgelés. Cela perd tout de suite un peu de son charme… Je pense que ce que l’on a goûté était – roulement de tambour – du surgelé ! Benoit a voulu tester les petits cœurs au poisson qu’ils proposent. Nous les avons retrouvé au supermarché du coin en sachet. On aurait dit à l’intérieur une texture de terrine bas de gamme aromatisée au poisson…
En revanche, le Mathallen, la partie couverte du marché présente bien plus d’intérêt. Construit en 2012, cet espace se trouve juste à côté du marché, sous l’office de tourisme. Il rassemble plusieurs restaurants spécialisés dans les fruits de mer. L’ambiance est chic et cosy. Les produits frais sont présentés en vitrine comme des pâtisseries : les huîtres, poissons et crustacés sont alignés à la perfection sur une glace qui semble avoir été tout juste pilée. Le lieu rappelle les Galeries Lafayette Gourmet (sur le boulevard Haussmann à Paris) ou la Grande Épicerie de Paris ; pour le concept et surtout pour les prix.

Plonger dans le temps dans le quartier de Bryggen, un site classé UNESCO
Il s’agit d’un bel ensemble de maisons en bois construites selon des méthodes traditionnelles datant du Moyen Âge. Elles témoignent de l’importance commerciale de Bergen au XIVe siècle ; il s’agit de l’un des plus anciens grands ports commerciaux de l’Europe du nord.

L’ensemble des façades forme un panorama harmonieux, surtout lorsqu’on contemple ces jolis bâtiments avec du recul. Il est aussi nécessaire de pénétrer dans les ruelles étroites qui laissent apparaître les structures (en bois).



Visuellement, cela donne l’impression d’être dans un décor de film, ou de plonger dans le temps. Il n’y avait pas beaucoup de monde côté « arrière plan ». Le bois y est à l’état brut, et cela donne aux bâtisses un aspect très authentique. Plusieurs artistes y ont établi leur atelier et leur boutique ; le site y est propice.



Ces maisons dégagent une odeur de bois particulière (une odeur de chalet). Elles témoignent de l’histoire portuaire de la ville.

Prendre le funiculaire – direction le Mont Floyen
Afin de faire une belle promenade dans les hauteurs de Bergen, et de bénéficier d’une vue imprenable sur la ville, nous prenons le funiculaire. Celui-ci est une expérience en soi. La montée est très raide. Des vitres permettent de contempler la vue tout le long. Je dois admettre que je ne suis pas fan de ce genre d’endroit : étroit et en pente dangereusement verticale. Notre retour s’effectue à pied…
Une fois en haut, la surprise est d’abord une énorme averse – puis vient rapidement le beau temps. La vue est panoramique. La ville apparaît comme blottie dans un fjord et la périphérie s’étend plus que nous le pensions. Je vous conseille de le faire en fin de séjour car cela permet de visualiser les quartiers visités.

Les sentiers de randonnée depuis le Mont Floyen
Plusieurs sentiers de randonnées partent de ce point de vue, avec différents niveaux de difficultés. Nous savons que la Norvège est un terrain de jeux hors-pair pour les adeptes de la marche version hard – pour nous, ces vacances doivent rester sous le signe de la version soft… Nous choisissons donc l’itinéraire vert… Les marquages sont bien indiqués, en revanche les distances n’apparaissent plus après le démarrage.

Notre promenade est facile, avec des passages en « forêt enchantée » – la mousse y est souvent d’un vert lumineux, des cheveux de troll semblent s’accrocher aux branches de certains arbres dixit Benoit.

Par endroits, une petite rivière traverse le tout, comme pour parfaire cet ensemble. Cela donne vraiment l’impression qu’en se faisant discret et en attendant suffisamment longtemps, un personnage féerique se présentera…


Plus nous avançons, plus nous sommes seuls. Il n’y a pas de bruit, si ce n’est celui de nos pas, du vent et de la rivière. C’est très apaisant. Nous sommes régulièrement récompensés avec des vues de plus en plus dégagées sur la baie, à mesure que l’on monte.

Notre promenade se termine à proximité d’un lac, entouré d’une forêt de sapins (ambiance Canada). Mais le paysage est surtout surplombé par un mur de roche assez vertigineux. L’observer procure une étrange sensation, assez déstabilisante, sans doute du fait de sa hauteur impressionnante. Nous nous sentons tout petit. L’atmosphère est moins sympathique. Il est de toutes façons temps pour nous de faire demi-tour.


Quel est le plus facile : monter ou descendre une côte ?
Cette fois nous utilisons nos jambes pour redescendre le Mont Floyen vers le centre-ville. En route, de nombreux norvégiens font le chemin inverse en courant. Ce doit être un vrai challenge car le trajet est évidemment une côte permanente, avec pleins de lacets, sur une distance d’environ trois kilomètres. C’est la fin d’après-midi et certainement la suite d’une journée de travail pour la majorité d’entre eux. Ils sont en short. Cela semble facile ; une formalité !
Alors qu’inversement, nos articulations commencent à être douloureuses après une journée de marche (21 km pour rappel !) Et nous sommes habillés de plusieurs couches de vêtements pour parer au climat local… Bref, nous sentons un léger décalage et j’ai une certaine admiration pour ces sportifs du quotidien.

Road trip en Norvège : retrouver le plaisir de conduire
Le lendemain, afin d’attaquer notre road trip sur les routes norvégiennes, nous récupérons notre véhicule électrique à l’aéroport (chez Sixt – dont nous sommes très satisfaits). Au comptoir, le vendeur a été d’une rare précision.
Étant novices avec ce type de véhicule, il nous a TOUT expliqué : les spécificités de la voiture (une Volvo EX30 avec un démarrage sans clé notamment), comment recharger, la régularité des bornes en Norvège ET des radars, comment prendre le ferry, quand seront payés les péages, l’autonomie de la batterie… bref une quantité d’informations précieuses, qui permettent ensuite de conduire plus sereinement. Je vous partagerai donc ces informations dans un prochain article.
Mais en synthèse, conduire en Norvège est un plaisir. Zéro nid de poule ! La qualité des routes est incroyable – où que nous soyons. Seul bémol : la vitesse est globalement limitée à 80 km/h. Selon le véhicule, et le type de route, cela demande une attention permanente. Et vu les paysages que l’on traverse, l’œil a plus tendance à être attiré par l’extérieur que par le compteur… (un détecteur 2.0 me signale d’ailleurs TRES régulièrement que je ne suis pas censée regarder autant autour… la modernité a ses limites et peut s’avérer un poil autoritaire).

Direction Voss
Afin d’apprivoiser le véhicule et de se familiariser avec toutes les nouveautés, nous choisissons un temps de trajet « raisonnable » pour ce premier jour (moins de 2h – je suis la seule conductrice).
Voss est réputé pour la diversité des sports que l’on peut y pratiquer – du type « extrême ». La ville concentre une quantité anormale de médaillés olympiques. Avec ses 98 médailles remportées aux championnats du monde et aux Jeux olympiques, Voss a plus de médailles par habitant que n’importe quelle autre ville du monde !
Visiter le site de production Dale of Norway
Dans les environs, nous visitons l’usine de Dale of Norway. Le site de production de pulls en laine (qui ressemblent assez aux pulls moches de Noël…). Le salaire des norvégiens étant de 5000 euros en moyenne, et de 3000 euros minimum, vous imaginez sans difficulté le prix du pull… (moche je le rappelle…).

La visite mérite cependant un arrêt, car le site de fabrication est visible (un peu comme l’usine Armor Lux en Bretagne pour ceux qui connaissent). Et une petite exposition permanente retrace l’histoire – non édulcorée – des ouvriers au début du XXe siècle (conditions de vie déplorable, salaire de misère, dangerosité des conditions de travail…).
Enfin, un espace regroupe chronologiquement tous les pulls fabriqués pour les équipes olympiques. Cela est assez original car le pull est exposé sur un mannequin et en arrière plan une photo permet de visualiser l’article porté à chaque époque. Le tout est « à l’ancienne » mais tant mieux.


La boutique donne une impression d’authenticité, et bien qu’une grande quantité d’articles aient des motifs très « rétros »… certains pulls ou gilets sont magnifiques. Il faut y mettre le prix mais on est sûr que l’article n’est pas fabriqué en Chine.

Les fjords norvégiens : le Nærøyfjord et le Geirangerfjord
Notre itinéraire se poursuit en direction des fjords. Pour nous, découvrir le Nærøyfjord et le Geirangerfjord était une des raisons de notre voyage en Norvège. Il s’agit des deux fjords qui sont parmi les plus longs et les plus profonds du monde. Le séjour s’est donc articulé autour de cette région.
Nous commençons par le Nærøyfjord, et faisons une croisière de deux heures depuis la petite ville de Flam. La croisière consiste en un aller simple, dont la destination est Gudvangen (pour le retour, nous réservons l’option navette qui nous ramène à Flam). J’avais lu en amont qu’il est préférable d’effectuer cet aller simple dans ce sens car le paysage va crescendo. Et je ne peux que confirmer…
Croisière sur le Nærøyfjord, sur un bateau électrique
Nous choisissons de faire cette croisière sur un bateau électrique, via la compagnie Norway’s Best. La traversée est donc silencieuse – et sans l’odeur dégagée par la fumée noire qui fait habituellement partie de l’expérience…

Sur ce bateau très stable et à l’ambiance ultra calme, on a l’impression de pénétrer dans un monde qui ne nécessite pas de commentaire. On est subjugué par la beauté environnante. C’est grandiose. J’ai l’impression d’être dans Jurassic Park.
Le Nærøyfjord, un site classé UNESCO
Le Nærøyfjord correspond à la branche la plus étroite du Sognefjord (le plus grand fjord de Norvège). Le site est classé UNESCO pour sa beauté naturelle exceptionnelle. Etre au niveau de l’eau, c’est être en bas de parois qui atteignent jusqu’à 1 400 mètres de haut. Visuellement, c’est très impressionnant.

La durée de deux heures est parfaite pour prendre pleinement conscience du moment que l’on est en train de vivre. De nombreuses cascades à la hauteur vertigineuse rendent le paysage encore plus exceptionnel.
Ce moment est un des temps forts de notre séjour et je ne peux que le recommander à tous ceux qui souhaitent faire un voyage en Norvège.


La route panoramique 55 : La Sognefjell
Afin de rejoindre le Geirangerfjord, nous empruntons la route 55 – considérée comme une des plus belles du pays. Nous l’empruntons de la ville de Skjolden à Geiranger.
À peine sortis de Skjolden, une petite ville blottie à l’extrémité Est du Sognefjord, nous découvrons une cascade au débit impressionnant. Face à elle, dans un pré, a lieu un rassemblement de bergers. Chacun se succède et participe à différentes épreuves.

Via les variations de sifflement du berger, le chien oriente le troupeau. Un véritable ballet de moutons court à travers le champ, au gré des mouvements du chien. La performance est remarquable.

Nous continuons ensuite notre route panoramique. Plus nous avançons plus nous montons en altitude. Des panneaux permettent d’ailleurs de visualiser précisément l’altitude à laquelle nous nous trouvons. Il fait de plus en plus frais et plus rien ne nous abrite du vent. Le panorama s’étend à perte de vue, et sans une maison à la ronde.

La route est ponctuée de glaciers. Les paysages changent rapidement et l’ensemble est vraiment magnifique.

La végétation se raréfie de plus en plus. Nous sommes souvent seuls, et un mirage nous fait croire à deux reprises que nous allons pouvoir nous réchauffer autour d’un bon chocolat chaud… des panneaux indiquent en effet des refuges mais qui s’avèrent fermés jusqu’à la prochaine saison (réouverture au printemps !).



L’église en bois debout de Lom
Une halte s’impose dans la petite ville de Lom pour apprécier la beauté de son église datant du XIIème siècle. Son architecture est dite : « en bois debout » du fait de son ossature en bois. Aujourd’hui, il ne reste que 28 édifices de ce type, alors que la Norvège en a compté jusqu’à environ 2000 ! L’église est magnifiquement sculptée et pleine de minutieux détails.


Après cette halte, nous reprenons la route en direction du Geirangerfjord.
Le Geirangerfjord : Se confronter aux forces de la nature
Lorsque nous avons défini (non sans difficulté) notre itinéraire avec Benoit, nous étions sûrs d’une chose : voir le Geirangerfjord. C’était le but du voyage. La cerise sur le gâteau. Le moment fort du séjour. Nous avions prévu de le découvrir via quatre heures de kayak dans ses eaux noires.
Comme bien souvent en Norvège, la route subjugue tout autant que la destination… Le Geiranger se trouve au bout cette route panoramique Sognefjell.

Les abords du Geirangerfjord – des montagnes impressionnantes
Une petite heure avant d’arriver, le paysage change et devient de plus en plus austère, voire dérangeant. Des montagnes de couleurs roches noires apparaissent. Certaines, par leur hauteur et leur forme sont vraiment impressionnantes – voire flippantes ! L’une d’entre elle me fait penser à une immense vague (noire) type tsunami… figée au moment où son rouleau va s’écraser. Une ambiance des plus sympathiques…

Notre chemin nous rapproche de plus en plus de cette fameuse montagne/tsunami, jusqu’à ce que la route se divise en deux – face à elle : aller à droite, c’est bifurquer tout en continuant à avoir une vue dessus. Aller à gauche c’est emprunter un tunnel et finir dans ses entrailles. Le GPS indique « aller à droite » ! Grand moment de soulagement pour ma part.
Un soulagement de courte durée
Mais il s’avère que le lendemain nous devons réemprunter cette route – sous la neige ! Et cette fois prendre la seconde option, direction le tunnel… Il me glace intérieurement. Comme si cette montagne dégageait une force négative palpable et très oppressante. Cela doit dépendre de la sensibilité de chacun car Benoit l’a perçu différemment.

En attendant, nous continuons donc notre périple à l’air libre, tout en longeant ces montagnes oppressantes. Petit à petit, une eau noire vient faire son apparition au pied des montagnes. Je commence à réaliser avec une certaine inquiétude que nos quatre heures de kayak prévues le lendemain matin risquent d’être dans ce cadre très impressionnant. Au ras d’une eau ultra profonde, j’imagine alors difficilement la sensation… Je n’ai heureusement pas eu la curiosité de vérifier sur le moment la profondeur du fjord… elle atteint jusqu’à 600 mètres ! (Soit deux fois la hauteur de la Tour Eiffel…)


L’arrivée au Geirangerfjord

À mesure que nous approchons du Geirangerfjord, le paysage, bien qu’impressionnant est de plus en plus beau. Nous arrivons par une route en altitude, ce qui nous permet de bénéficier de vues dégagées sur le fjord. Le paysage semble irréel.

De nombreux arrêts s’imposent pour contempler cet incroyable panorama… Nous en profitons également pendant plusieurs heures, jusqu’au coucher du soleil, depuis notre chalet. La vue est directe sur le Geiranger !


Avec un tel paysage, impossible de faire autre chose que de le contempler et de s’en imprégner.

Jour de kayak dans le Geirangerfjord
Vous l’aurez compris, le tour en kayak prévu le lendemain matin dans le fjord est censé être un des temps forts du séjour. Il s’agit d’un tour accompagné d’un guide, en petit groupe d’une dizaine de personnes (2 personnes par kayak). La Norvège impose par sécurité d’être accompagné d’un guide si nous n’avons pas de « permis kayak ». Le fjord peut avoir des courants dangereux et si le kayak se renverse, les parois autour sont tellement raides qu’on peut se retrouver dans une situation « délicate ».
Je guette régulièrement la météo prévue ce jour-là. Et plus les jours passent, plus la prévision se dégrade, jusqu’à la pluie verglaçante annoncée la veille et attendue pour le lendemain… Le matin-même, tôt, nous recevons un mail indiquant que l’excursion est annulée en raison des conditions climatiques trop dégradées. Honnêtement, c’est plus un soulagement qu’un regret. L’idée en faisant ce kayak était de vivre un moment inoubliable mais pas que cela tourne au calvaire… On est pas venu ici pour souffrir…

Il faut donc trouver un plan B. Ce sera une croisière en bateau.
Croisière sur le Geirangerfjord

Nous nous rabattons sur une solution de dernière minute : une croisière en bateau qui nous permet de découvrir le fjord. Notre équipement de pluie au complet est de rigueur. Nous mesurons à quel point la météo est changeante dans ce coin du monde : hier grand soleil et vue dégagée. Aujourd’hui, pluie, brouillard, puis neige !
À bord de notre bateau, nous pénétrons donc dans ce fjord qui comme le Naeroyfjord est classé UNESCO. Il est intéressant de découvrir les deux sites car ils sont finalement assez différents. L’impression d’austérité que j’avais aux abords se confirme. Le Geiranger dégage une sorte de puissance. Une force écrasante très impressionnante. Parfois ses parois sont tellement vertigineuses qu’avec les nuages bas on ne voit pas leur sommet… cela donne libre cours à notre imagination.

La croisière dure 1h30, c’est un aller retour. Nous prenons régulièrement des douches fraîches, mais l’expérience reste exceptionnelle.


Finalement, je peux vous assurer que le kayak nécessite une préparation psychologique (en plus d’une bonne condition physique). Honnêtement, je n’étais pas prête pour ce cadre. J’attendais le côté grandiose mais je n’avais pas anticipé l’âme qui se dégage du site.

NB : Ne pas sous estimer les forces de la Norvège ! Elles sont souvent où on ne les attend pas.

Balestrand : calme et volupté
À présent : changement de décor ! Avant de retourner à Oslo, nous passons une nuit dans la jolie ville de Balestrand. Située au bord du Sognefjord, elle dégage une atmosphère paisible et feutrée. A la fin du XIXème siècle, début du XXème siècle, des artistes s’y sont installés et on fait construire de magnifiques maisons face au fjord. Difficile de déterminer la plus belle.




Sentier Orrabbenken à Balestrand
Nous faisons une belle randonnée dans ses hauteurs (en partant d’en bas…) la vue à l’arrivée mérite les efforts consentis. Il s’agit du sentier Orrabenken, le chemin est bien balisé et la seule difficulté du sentier est qu’il grimpe tout le long (puis qu’il descend tout le long au retour), mais c’est une promenade accessible, à la difficulté modérée.









Le train de nuit direction Oslo depuis Bergen

La partie road trip de notre séjour touche à sa fin, mais pour retourner à Oslo (et prendre notre avion direction Paris) nous prenons un train de nuit depuis Bergen. À la réservation, le site n’était pas très clair, j’ai réservé (sans le savoir) deux compartiments pour nous deux… soit quatre lits. Le prix était tellement abordable que cela ne m’a pas interpellé… Cela nous a permis de mettre nos valises dans l’une et de dormir dans l’autre – c’est aussi une façon de ne pas être dérangé par ses voisins…
Comme d’habitude tout est bien pensé et propre. Des boules quies et des bouteilles d’eau sont à disposition. Un conseil : Ne négligez pas les boules quies ! Notre wagon est très calme – personne ne nous a dérangé. En revanche, avec le mouvement du train, tout couine. Nous sommes bercés, mais cela n’a pas vraiment tendance à nous endormir…


Une fois à l’horizontale, je pense aux paysages incroyables que nous sommes en train de traverser de nuit. Les rails qui longent les lacs, traversent des plaines… à quoi ressemble ce paysage sous les étoiles ?
Quand on arrive en ville…
Nous arrivons à Oslo à 6h30.
Notre dernier moment clé du séjour est un moment de détente inoubliable au Spa The Well. Il s’agit apparemment du plus grand spa de Scandinavie.
Notre mission : trouver le bus en direction de notre spa ! Aucune difficulté pour y accéder, tout se fait de façon fluide, bien qu’il soit à une vingtaine de kilomètres du centre ville.
Le site compte une diversité de saunas et hammams aux températures et à l’humidité variable. Mais aussi une grande piscine avec tous les jets possibles, des jacuzzis un grand espace extérieur avec encore une piscine, des bassins chauffés… ainsi que des espaces japonais (Onsen, espace de relaxation) le tout fait parti d’un hôtel cinq étoiles.

Le spa The Well, une bulle bien-être aux portes d’Oslo
L’arrivée – en bus – avec nos valises, et nos mines fatiguées (après une courte nuit en train) contraste avec la bulle qui nous attend…
L’accueil donne le ton. Ambiance feutrée, déco étudiée, réceptionniste impeccable.
Nous prenons la formule avec petit déjeuner (buffet copieux) compris.
Puis direction l’accueil du spa pour la présentation des lieux et des règles. Nous nous sommes renseignés en amont et sommes prêts lorsque l’hôtesse nous demande si nous préférons être nus ou acheter un maillot de bain… Le spa interdit en effet aux visiteurs de porter leur propre maillot pour des raisons d’hygiène (qui m’échappent).
Nous avons voulu tenter l’expérience et pris l’option sans maillot…
Spa The Well : avec ou sans maillot ?
Il est cependant obligatoire de circuler dans tous les espaces en peignoir, et de garder une serviette dans les saunas. Tout cela se fait finalement d’une façon très naturelle. Nous ne nous sentons pas jugés ou observés. Pour ma part, je laisse (aussi) mes lunettes au vestiaire, la vision est donc globalement floue et cela a certainement aidé… Et l’effet bien-être est décuplé. Ce moment est une expérience hors du commun et inoubliable.
J’ai particulièrement aimé les espaces extérieurs et le contraste des températures entre les bassins chauds et la température extérieure. Le tout sous un grand ciel bleu dont nous profitons pour la première fois du séjour. Le bien être est alors total.
Ce spa est une destination en soi.

La découverte d’Oslo
Après toutes les merveilles que nous avons découverts lors de ce voyage, le retour à la civilisation est difficile. Comme dans toutes les grandes villes, ça grouille, c’est bruyant, nous sommes plus vigilants et c’est même sale par endroit. J’ai au départ quelques difficultés à apprécier la ville et son architecture hétéroclite.
Un airbnb très recommandable
À Oslo, nous séjournons dans une chambre chez un couple de norvégien, via AirBnb. L’appartement est très bien placé (à environ 10 minutes à pieds de la gare centrale Oslo S) et magnifiquement décoré. La personne qui nous accueille est très chaleureuse et prend le temps de nous conseiller différentes adresses : une boutique de vinyles d’occasion XXL pour Benoit : Rakks and Ralls, une boulangerie à tester impérativement pour moi : WB Samson, et ses promenades préférées à Oslo.


Oslo, pour terminer notre séjour
Pour nous imprégner des différents quartiers, nous marchons beaucoup (22 km !). Tout d’abord, nous nous dirigeons vers la boulangerie WB Samson où se trouve apparemment les meilleurs roulés à la cannelle de la ville (priorité numéro 1).
Puis, direction le port où en fin de journée, des pêcheurs sont alignés face à la baie, dans une ambiance amicale. Des sites assez bobo occupent également les environs (à l’exemple de cafés et de bars dans d’anciens sites industriels).



Nous recherchons un spot pour apprécier pleinement notre goûter… ce sera face à l’opéra d’Oslo. À proximité de spas flottants, face à la baie. J’attendais vraiment de goûter à ce roulé à la cannelle car nous en avions vu au cours du séjour mais ils ne me donnaient pas envie et sont généralement assez chers. Ceux que nous avons pris étaient à environ 5 euros l’unité (nous avons vu plus cher ailleurs).


Dégustation du premier roulé à la cannelle du séjour
Avant de croquer dedans, je prends quelques photos pour immortaliser l’instant.

Puis vient le moment de la dégustation. Il est très bon. Après environ deux ou trois bouchées, et alors que je suis en train de me dire intérieurement « j’adore cette fine couche caramélisée et croquante… » un goéland me l’a choppé en plein vol ! Il doit s’agir d’un habitué car sa technique était parfaitement maîtrisée. Il a dû m’observer en train de prendre ma photo et de tendre cette douceur vers le ciel et s’est dit « tiens, c’est l’heure de mon goûter ! ».


J’ai été surprise aussi bien par la situation que par sa force. Il y avait du monde autour en train de rire discrètement… Benoit, par réflexe, voulait faire en sorte que le goéland me redonne mon roulé, alors que la bête était en train de s’acharner pour le dépiauter sur le trottoir avec l’aide de ses pattes… c’était foutu pour le gouter. Bref méfiez vous des goélands !
Le parc des statues de Vigeland à Oslo
Nous poursuivons notre promenade vers le parc de Vigeland. Un endroit atypique et gratuit qui compte 200 statues réalisées par le sculpteur Gustav Vigeland, un artiste prolifique. Visuellement c’est assez impressionnant de voir une telle quantité d’œuvres sur un même site. Elles rappellent des scènes de vie, souvent pas très joyeuses. Toutes les générations sont présentes.







Les statues sont d’abord en bronze puis en granit. De magnifiques portails de type art déco sont également observables. Nous prenons le temps de les contempler et décidons de pique niquer dans ce parc, avec cette vue insolite.
Promenade au bord du fleuve Akerselva
Notre exploration d’Oslo se termine par un quartier reposant, qui longe le fleuve Akerselva d’Oslo. Un chemin permet en effet de se balader dans un décor verdoyant et à l’abri du brouhaha pourtant tout proche. D’anciens sites industriels arborent parfois encore leurs cheminées et donnent une âme particulière au lieu.



De jolies maisons nous font oublier que nous sommes au cœur de la capitale.

Gratitude pour avoir eu la chance de vivre ce séjour
Notre séjour touche à sa fin. Il a ainsi été ponctué de nombreux temps forts : trajets en train, découverte de Bergen, croisières dans le Nærøyfjord et le Geirangerfjord, la magnifique route Sognefjell, la bulle de bien-être au spa… Le cadre de nos hébergements chaque soir, la qualité des routes et surtout l’incroyable beauté des paysages que nous avons traversés font de ce voyage un séjour inoubliable.
Je suis particulièrement marquée par la force qui se dégage de la région des fjords. Il se transmet comme un magnétisme de ces montagnes. Une âme propre à la Norvège. Cette caractéristique insoupçonnée se révèle comme une signature. Ici, la nature est sauvage et on s’y sent tout petit. L’austérité de l’environnement est parfois telle, qu’elle permet de se confronter à sa propre vulnérabilité, et de remettre les choses en perspective.
Un voyage dans ce pays invite à se concentrer sur l’essentiel, et à repartir forts d’une énergie nouvelle.

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4 Commentaires
Claudine Barbillon
20 novembre 2025 at 11 h 49 minMerci et bravo chère Clémence pour ce magnifique reportage qui a réveillé de merveilleux souvenirs d’un voyage effectué il y a plus de 25 ans dans ce pays qui n’était alors que très peu prisé. Les photos sont très réussies et le commentaire utile et précis pour qui envisage de visiter la Norvège.
Clémence
21 novembre 2025 at 7 h 26 minBonjour Claudine, merci beaucoup pour votre lecture et votre message. Hors saison, c’est encore une destination que l’on peut visiter tranquillement, avec l’impression d’être seuls au monde :). Est-ce que vous aviez aussi été sensibles à l’énergie particulière qui se dégage des fjords ? Une force propre à la Norvège !
MG
11 novembre 2025 at 17 h 08 minJ’ai l’impression d’être à tes côtés…
Et ça me donne envie de découvrir la Norvège
Bravo 👍👍
Clémence
11 novembre 2025 at 17 h 26 minMerci MG pour ton retour et d’avoir pris le temps de lire cet article… Super si ça te donne envie de découvrir la Norvège ! Je suis sure que c’est une destination qui te plaira. 🙂